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Les aliments contre le cancer du sein !

par Noemie

En France le cancer du sein est la 1ère cause de décès par cancer des femmes. On dénombre près de 60.000 nouveaux cas tous les ans.

Les facteurs de risque du cancer du sein peuvent être :

  • héréditaires (ex : le gène BRCA, environ 15%),
  • liés à l’âge (80% se développent après 50 ans),
  • à des antécédents médicaux familiaux et personnels,
  • à nos modes de vie (excès d’alcool, tabagisme, surpoids, inactivité physique, régime alimentaire…).

La nutrition est l’un des aspects les plus facilement modifiable de notre mode de vie.

En effet nos choix alimentaires peuvent affecter notre santé et le risque de cancer.

Il est important d’adopter une alimentation riche en fruits et légumes !

Certains végétaux sont riches en molécules permettant de prévenir le cancer (60% des médicaments de chimiothérapie ont une source végétale soit les molécules sont utilisées telles quelles soit permettent la fabrication de dérivés).

Ils ont une action anti-inflammatoire qui limiterait l’inflammation de notre corps créant un environnement propice au développement de cancers.

Les végétaux contiennent tous des composés phytochimiques (polyphénols, terpènes, composés soufrés, saponines), qui selon leur quantité et leur nature permettraient d’agir en prévention de cancers.

Selon une étude publiée en 2013, portant sur près de 76.000 femmes suivies pendant 24 ans : une consommation plus élevée de myrtilles, d’airelles et de pêches était associée à un risque plus faible de cancer du sein hormono-indépendant chez les femmes ménopausées.

Quelles familles de fruits et légumes favoriser dans le cas du cancer du sein ?

1. La famille des choux : pommés, de Bruxelles, chinois, fleur, kale, brocoli, cresson…

Ces crucifères ont un effet protecteur notamment contre le cancer du sein :

  • de façon préventive : consommer 1 à 2 portions de crucifères par jour permettrait de diminuer de 20 à 40%. le risque de développer un cancer du sein,
  • La consommation de légumes et notamment de crucifères réduit le risque de récidive du cancer du sein et tout particulièrement les femmes prenant du tamoxifène. L’apport en choux et notamment en brocoli amplifierait cet effet.

Pour quelle raison ces légumes sont’ils si bénéfiques ?

  • Ces choux sont riches en molécules phytochimiques de type polyphénols mais surtout en glucosinates.

Ces glucosinates libèrent des composés de type isothiocyanates et des indoles dont les effets sont très importants dans le cancer du sein.

Le brocoli par exemple contient en grande quantité du sulforaphane et de L’indole -3- carbinol, I3C.

  • Le sulforaphane serait capable de prévenir, retarder ou de réduire le nombre et la taille des cellules cancéreuses mais aussi de provoquer leur apoptose (la mort des cellules).
  • L’indole I3C a un impact sur le métabolisme des œstrogènes et pourrait induire des modifications de sa structure et ainsi réduire sa capacité à favoriser la croissance de cellules cancéreuses.

Comment les consommer ?

Toutes ces molécules sont présentes dans les crucifères mais c’est en les mastiquant qu’elles rentrent en contact et se transforment composés actifs.

Pour bénéficier de leurs bienfaits il est important de maitriser leur cuisson : en effet les glucosinates sont solubles dans l’eau et sensibles à la chaleur. Il vaut mieux opter pour une cuisson rapide ou les consommer crus !

N’oubliez pas de bien les mastiquer pour que les molécules phytochimiques se combinent et se transforment…

2. Les alliacées : ail, oignons, poireaux, échalottes…

ils peuvent inhiber le développement du cancer en limitant le développement de tumeurs et en accélérant l’élimination des cellules cancéreuses en provoquant leur apoptose.

De plus, tout comme les crucifères, ils auraient une action protectrice pour notre corps face aux dommages causés aux cellules et à leur ADN par les substances cancérigènes.

Tout particulièrement bénéfiques contre les cancers de la sphère digestive, les alliacées auraient un rôle dans le cancer du sein.

Dans une étude comparative menée à Puerto Rico la consommation élevée d’oignon et d’ail sous forme de condiment : le sofrito, plus d’une fois par jour diminuait le risque de cancer du sein de 67%.

Pour quelles raisons les alliacés sont ’ils si bénéfiques ?

  • Ils contiennent des flavonoïdes et un composé organosulfurés : l’allicine riche en antioxydants. L’allicine est rapidement transformée par le corps en différents dérivés tels que le sulfure de diallyle (DAS) ou le disulfure de diallyle (DADS) qui joueraient un rôle anticancérigène.
  • l’oignon contient de grandes quantités de quercétine, un polyphénol, qui ralentit la croissance de cellules cancéreuses et provoque dans certains cas leur apoptose.

Comment les consommer ?

Sans être une assurance contre le cancer, les alliacées sont à intégrer dans notre alimentation quotidienne équilibrée et variée !

Pour bénéficier de leurs bienfaits il convient d’en consommer tous les jours. Préférez les fraichement hachés et crus !

3. Les oméga 3 : poissons gras, huile de lin , chanvre, germe de blé…

Dans le cancer l’inflammation peut être un des éléments incitant la mutation d’un gène initiant le développement de cellules cancéreuses.

Les oméga 3 sont nécessaires pour la fabrication de molécules anti-inflammatoires.

Contrairement aux oméga 6 (huile de pépins de raisin, de maïs ou de soja, viande nourrie au maïs ou au soja) qui ont une action inflammatoire.

Or les enzymes permettant de transformer ces omégas 3 et 6 sont les mêmes. Le rapport aujourd’hui des omégas 6/3 est nettement déséquilibré de l’ordre de 20/1.

Ainsi un déséquilibre se crée dans notre organisme en faveur des oméga 6.

De plus les oméga 3 sont essentiels à notre corps. Ils doivent être apportés par l’alimentation car notre organisme ne sait pas les fabriquer.

Comment les choisir?

  • les oméga 3 d’origine végétale à courte chaine, ALA (Acide Alpha Linolénique). Ils qui empêchent la synthèse d’enzymes responsables de la création de molécules inflammatoires. On les retrouve dans les huiles de lin, de colza, noix, cameline ou germe de blé…
  • Les oméga 3 d’origine animale, à longue chaîne, sont de type EPA ou DHA qui sont des antiinflammatoires naturels. On les trouve dans: les poissons gras (saumon, maquereaux, harengs), le foie de morue, certaines algues (dulse, nori…). Mais aussi dans les œufs, le lait, le fromage ou la chair d’animaux, qui consomment des végétaux riches en ALA (cf. Logo : Bleu Blanc Cœur : les animaux consomment des graines de lin).

Pour quelles raisons les oméga 3 sont ‘ils si bénéfiques ?

La consommation de poissons riches en oméga 3 de type EPA/DHA permettrait :

  • de réduire le risque de développer un cancer du sein,
  • de réduire la taille et le nombre de tumeurs,
  • d’améliorer le taux de survie.

En effet une étude souligne que la mortalité toutes causes confondues a été réduite de 16% à 34% chez les femmes atteintes d’un cancer du sein qui ont signalé une consommation élevée de poisson et d’oméga 3.

Quand les consommer ?

Pour bénéficier d’un bon apport en oméga 3 il est nécessaire de consommer un poisson gras 1 à 2 fois par semaine.

Mais aussi d’intégrer des graines de lin (1CAS fraichement broyées) ou des huiles (2 CAS) qui en sont riches tous les jours.

Les oméga 3 étant assez fragiles il est préférable de:

  • conserver les huiles au réfrigérateur
  • de consommer les aliments
  • A défaut prendre des compléments…

4. Les fruits rouges : framboises, fraises, myrtilles, mûres ou canneberges

Ils sont riches en polyphénols antioxydants tels que

  • l’acide ellagique
  • anthocyanidines
  • pro-anthocyanidines

qui nous protègent contre les dommages cellulaires, ainsi que contre le développement et la propagation des cellules cancéreuses.

Selon une étude publiée en 2013, portant sur près de 76.000 femmes suivies pendant 24 ans une consommation plus élevée de myrtilles, d’airelles et de pêches était associée à une diminution du cancer du sein hormono-indépendant chez les femmes ménopausées de 30 %.

Pour quelles raisons les petits fruits rouges sont ‘ils si bénéfiques ?

L’acide ellagique des fraises et framboises interfère avec le développement de cancer en limitant l’activation des substances cancérigènes qui ne peuvent interagir avec l’ADN.

 Il permettrait d’augmenter la capacité de défense de nos cellules stimulant l’élimination de substances cancérigènes. Ce polyphénol réduirait le développement de cellules cancéreuses en limitant le processus d’angiogenèse ou vascularisation des tumeurs.

Pour bénéficier d’un bon apport en acide ellagique il convient de consommer framboises et fraises en tenant compte que l’acide ellagique des fraises contenu dans sa pulpe (et non ses fraises) est probablement plus facilement assimilable. NB : noix et noix de pécan en contiennent aussi.

  • La belle couleur de ces fruits est due aux anthocyanidines un super antioxydant. Ce polyphénol a la capacité d’arrêter la croissance des cellules cancéreuses et entrainer leur apoptose, inhiber également l’angiogenèse. On le retrouve tout particulièrement dans les myrtilles de type bleuet ou les framboises.

  • Les proanthocyanidines se trouvent dans les canneberges, airelles et myrtilles mais aussi le cacao ou la cannelle. Ils semblent posséder des caractéristiques intéressantes pour la prévention du cancer notamment par leur fort pouvoir antioxydant, l’inhibition de la croissance de certains types de cellules cancéreuses, leur rôle également dans l’angiogenèse ou encore la réduction de la synthèse des œstrogènes.

Comment les consommer?

Tous ces fruits sont à inclure frais, séchés ou congelés à votre alimentation équilibrée de tous les jours !

5. Les tomates

Riches en antioxydants qui limitent les effets des radicaux libres qui s’attaquent à nos cellules

Elles sont aussi riches en lycopène, qui lui apporte sa belle couleur rouge, et qui aurait une action préventive sur le cancer notamment du sein.

NB : l’apport par l’alimentation en caroténoïde est indispensable au corps qui ne sait le fabriquer seul.

Pour quelles raisons les tomates sont ‘elles si bénéfiques ?

Le lycopène aurait pour action de bloquer la démultiplication des cellules cancéreuses en interférant avec certains facteurs de croissance et l’action des hormones sexuelles.

  • Le lycopène aurait pour action de bloquer la démultiplication des cellules cancéreuses en interférant avec certains facteurs de croissance et l’action des hormones sexuelles.
  • Les recherches sont toujours en cours sur l’action du lycopène, mais il semble selon une étude que la consommation de 8 tomates par jour permettrait d’augmenter le taux d’adiponectine, hormone produite par le tissu adipeux.
  • Cette hormone qui outre des actions insulino-sensibilisantes ou anti-inflammatoires aurait des effets anti-carcinogènes.

Les recherches sont toujours en cours sur l’action du lycopène, mais il semble selon une étude que la consommation de 8 tomates par jour permettrait d’augmenter le taux d’adiponectine, hormone produite par le tissu adipeux.

Cette hormone qui outre des actions insulino-sensibilisantes ou anti-inflammatoires aurait des effets anti-carcinogènes.

Comment les consommer ?

Pour bénéficier d’un bon apport en lycopène il intéressant de consommer ces tomates plutôt sous forme cuite : concentrés, coulis, sauce… En effet la chaleur augmente la teneur en lycopène et son assimilation tout particulièrement quand les tomates sont cuites dans une matière grasse comme l’huile d’olive.

Eviter tout de même le ketchup trop riche en sucre qui n’apportera d’effets bénéfiques…

Les tomates fraiches -en saison !!- ou cuisinées sont à adopter dans votre alimentation de tous les jours !

N’hésitez pas à modifier votre régime alimentaire pour inclure plus de diversité et prendre conscience de l’importance de notre alimentation sur notre bien -être général.

Références :

Fung et all. Intake of specific fruits and vegetables in relation to risk of oestrogen receptor-negative breast cancer among postmenoposal women, Breast cancer Res Trat 2013, 138, p.925-930.

P Terry et al., Brassica vegetables and breast cancer risk, JAMA, 2001 Jun 20;285, p.2975-7.

Thompson CA, Rock CL, Thompson PA, et al. Vegetable intake is associated with reduced breast cancer recurrence in tamoxifen users : a secondary analysis from the Womens Healthy Eating and Living Study. Breast Cancer Res Treat.

C. Fimognari et al., Sulforaphane as a promising molecule for fighting cancer, Mutat Res, May-Jun 2007;635, p.90-104.

H L Bradlow et al, Multifunctional aspects of the action of indole-3-carbinol as an antitumor agent, Ann N Y Acad Sci, 1999 ; 889, p. 204-13.

Jones R.B. et al., Cooking method significantly effects glucosinolate content and sulforaphane production in broccoli florets, Food Chemistry, Volume 123, 15 November 2010, p. 237-242.

Desai G. et al., Onion and Garlic Intake and Breast Cancer, a Case-Control Study in Puerto Rico,Nutr Cancer, 2020;72, p. 791-800.

Jeong J-H. et al., Effects of low dose quercetin: Cancer cell-specific inhibition of cell cycle progression,J Cell Biochem, 2009 Jan1, 06, p. 73-82.

Liu J. et al., The Role of n-3 Polyunsaturated Fatty Acids in the Prevention and Treatment of Breast Cancer. Nutrients. 2014 Nov 18, p.5184-223.

Khankari N. K. t al., Dietary intake of fish, polyunsaturated fatty acids, and survival after breast cancer: A population-based follow-up study on Long Island, New York, Cancer, 2015 Jul 1;121, p. 2244-52.

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